Wallonie-Bruxelles,
Appel à contribution pour la revue Dérivations #12, "Spatialités du déchet",
Subvention,
La revue Dérivations lance un appel à propositions de contenus pour son numéro 12, qui explorera la thématique des déchets dans leur dimension spatiale.
Le numéro 12 de Dérivations, qui paraîtra en septembre 2027 s’attachera à la question des déchets, considérée dans sa dimension spatiale.
Comme l’extraction, l’apparition des déchets est un phénomène historiquement lié aux évolutions de la ville moderne et aux modes de production qui lui sont attachés. Plus qu’un rejet des matières en général, la (dé)négation du déchet apparaît plutôt comme une hiérarchisation entre des matières valorisées (et exploitées) pour leur statut de ressources, et d’autres dévalorisées comme déchets, qu’on ne veut pas ou plus voir.
Au fil du développement des villes, puis des métropoles, les déchets ont ainsi acquis une existence spatiale qui couvre aujourd’hui toutes les échelles : des décharges à ciel ouvert au voisinage des agglomérations urbaines, en passant par les polluants dont les effets se mesurent à l’échelle d’un territoire (polluants des sols autant que polluants aériens), et jusqu’aux pollutions planétaires (plastiques, CO2). A ces échelles géopolitiques, l’économie de la pollution rejoint celle du colonialisme, en posant la question : « qui peut s’autoriser à abuser de la Terre ? ».
Ces terres abusées, à force de recevoir les déchets, deviennent elles-mêmes des espaces rebuts, des « marges », terme qui renvoie moins à leur localisation géographique qu’à leur position dans une hiérarchie des valeurs spatiales. Et celles et ceux qui les habitent, humain·es et autres qu’ humain·es, accompagnent souvent leur mouvement vers l’ombre. Nous en appelons, dans ce dossier, aux contributions qui voudront explorer les dimensions sensibles de cette thématique du déchet par l’analyse, l’expérience ou le témoignage.
La revue Dérivations est intéressée, pour ce numéro, par des propositions de contributions émanant d’auteurices, d’artistes, d’architectes, de militant·es, de citoyen·nes, d’étudiant·es, d’associations, de travailleur·euses sociaux·ales, d’acteurices associatifves, d’élu·es politiques, et d’autres, qui aborderaient l’une des thématiques évoquées plus haut sous un angle original et si possible inédit, et qui peuvent prendre les formes suivantes :
– Enquêtes journalistiques ou reportages écrits.
– Contributions littéraires, poétiques ou théoriques.
– Textes critiques ou militants, chroniques, pamphlets.
– Contributions visuelles et graphiques : arts visuels, arts plastiques, photo, dessin, gravure, récits graphiques (BD).
Elle recherche également des contributions originales émanant de doctorant·es et de chercheureuses développant ou ayant développé des recherches à propos de ces sujets. Les propositions d’articles scientifiques pourront concerner toutes les disciplines qui touchent à l’urbain (architecture, urbanisme, disciplines du territoire, écologie, patrimoine, sciences sociales, anthropologie, histoire, etc.), elles pourront présenter des enquêtes de terrain ou des développements plus théoriques ou spéculatifs.
La date limite pour l’envoi des propositions est le vendredi 25 septembre 2026. Les instructions détaillées figurent dans la version complète de l’appel disponible ici.
Coordination du dossier : Michael Bianchi (mb@derivations.be) et Anne-Laure Iger (ali@derivations.be)
- La revue Dérivations est soutenue par la Cellule architecture de la Fédération Wallonie-Bruxelles et la Commission des Arts plastiques, Session architecture (CAP archi)
- Actualité publiée le
- 26 juin 2026
